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technique

Le roi des alchimistes : pris en otage !

En 13 mois de navigations et de découvertes tout azimut, nous en avons vu des alchimistes !

Rien qu’à bord, les deux garçons planchent sur la transformation du « Quartz de Pacaya » en « Diamants du Nil » ou du « Bronze de marine » en « Or en barre ».

A Tobago, SpeySide Bay, nous avions découvert comment transformer l’eau en gazole juste avant de nous ruer sur le robinet pour arrêter cette catastrophe. L’eau y était plus cher que le diesel, certes franchement cadeau.

Au Marin en Martinique, Caraïbes Gréement transforme chaque jour par centaine, de mini-billes de téflon de la taille de grains de poivre en monnaie sonnante et trébuchante : à un euros la bille, quand un chariot de mât en compte un demi-millier.

Au chantier Magdalena, le fils du très conciliant dirigeant Abel a repris les rennes depuis quelques années. Nous passons une bonne semaine de travaux, une attention de tout les instants nous permet même d’avoir des ouvriers pour travailler sur notre coque, sans quoi nous y serions encore.

Le samedi , nous remettons à l’eau, pressés de retrouver notre chez nous et de mettre ainsi un terme à une longue semaine d’hôtel et de restaurants dispendieux. Le bateau descend au raz de l’eau, mais le Travelift s’arrête juste avant qu’il ne flotte ! Panne moteur ? Problème majeur ? Non ! Le chef de chantier aux commandes nous indique qu’à ce stade nous devons nous rendre au bureau pour régler la facture ! Et c’est Boris qui s’y colle, loin d’imaginer la suite de l’aventure.

« Le fils Abel me reçoit dans son modeste bureau et me présente une facture identique aux prévisions. Le polishage du bateau, partiellement réalisé est facturé au tarif initial et le prix des fournitures est ajusté pour coller au devis, les jours non travaillés sont bien évidemment facturés…

Je proteste et me vois opposer un discours probablement rodé depuis longtemps :
– Xénophobe : Les français sont tous des râleurs et je suis le dernier qu’il accepte sur son terre-plein boueux. C’est sûr qu’on n’est pas des moutons et qu’on a du mal à payer un polishage 366$ alors que les gars ont travaillé au maximum 10 heures. Soit 36,6$ de l’heure, dans un chantier où les ouvriers sont payés 1200 Quetzal par mois. Soit 120 euros pour 8 heures de travail 6 jours sur 7, avec 15 jours de congés annuels !
– Dédaigneux : Notre bateau pourtant en très bon état, aux dires d’expert, ne méritait pas qu’il lui consacre le temps que ses ouvriers y ont passés. Sa méthode à lui c’est le sablage systématique, évidemment c’est plus cher. De plus, j’étais là pour vérifier que des ouvriers travaillaient effectivement sur mon bateau, à 20$/jours le stockage, il vaut mieux que cela avance !
– Vexé : Lorsque je lui demande une ristourne de 200$ qui me semble être le minimum nécessaire à une poursuite de la discussion, il m’accorde en pleurant un discount de 600Q soit 60 euros !
– Menaçant : A cours d’argument et voyant que je ne bouge pas de ma position, le commerçant me précise qu’ici nous sommes au Guatemala et que ses méthodes sont des « méthodes Guatémaltèques »… Je n’ose imaginé ce qui est sous-entendu, mais lui demande tout de même s’il s’agit là de menaces. Car ici, la « méthode guatémaltèque » s’affiche chaque jour dans les 6-7 premières pages des quotidiens : armes à feux et exécutions sommaires par dizaines.
– Rassurant : Il ne s’agit pas là de menaces, mais si je ne paye pas la facture qu’il refuse toujours de modifier, il nous remet à terre et augmente bien sûr, ses charges, des jours de stockage et de la mise à l’eau ratée, jusqu’à notre règlement ! Voici donc un des autres aspects de la « méthode guatémaltèque » : le kidnapping !
– Voyou : Une fois sa pensée précisée, les options qu’il me reste pour négocier sont faibles : PAYER. J’obtempère donc en jetant de dépit ma carte bleue sur son bureau poisseux. Sauf que ce bon monsieur ne prend pas la carte bleue ! Seulement du cash ! Voilà pourquoi aucune TVA ne figure sur la facture !
– Arrangeant : un ami à lui peut éventuellement prendre notre paiement en carte, moyennant 7% de frais : une « tradition guatémaltèque » ! C’est HORS DE QUESTION.
– Escroc : Les traveller’s chèques, achetés en France et jusqu’ici parfaitement inutiles, débloquent la situation. Mais nous n’en avons pas assez. Je calcule donc le taux de change appliqué pour répartir le montant entre Dollars et Quetzals. Celui-ci est de 7,65Q/$ au lieu des 7,98Q/$ sur le marché des devises… Encore 4,13% vite gagnés, il revoit son taux de mauvaise grâce à 7,90Q/$ ! Acceptant de modifier ce « taux de change guatémaltèque » bien différent du taux des marchés, au terme de 2h30 de négociations. »

Le fils Abel possèdent donc bien des cordes à son arc d’alchimiste. D’un coup de souris, il convertit ses ouvriers mayas en ingénieurs américains, une facture en gabegie, mais surtout et c’est là sa plus grande réussite : ses ex-clients en vaches à $ !

Cherchez l’intrus 2 !

3 jours après l’arrivée à bord du jeux de société Croque Carotte, nous perdions notre safran tribord… mais bien sûr, cela n’a rien à voir !

Cercate l’intruso 2 !

3 giorni dopo l’arrivo a bordo del gioco di società Mangia Carote, perdiamo il nostro timone a tribordo… ma sicuramente, cio’ non ha niente a che vedere !

Cherchez l’intrus !

Une nuit d’ancre

La nuit est d’encre,
Depuis longtemps la lune a rangé son blanc halo.
La pluie crépite sur le pont, s’écrase sur le pavois.
Le sommeil est agité, bousculé par les bourrasques dans les hauts.
Un nuage à peine plus noir descend du bois.
Une risée à peine plus forte caresse de ses griffes notre esquif.
Mais s’en est trop pour l’ancre qui décroche et jamais ne raccroche.
A la dérive dans la nuit noire, le sommeil devient léger.
Un choc, un cri, un bruit, le réveil est brutal, froid et humide.
Vite, il faut agir, se débattre, nu comme un vers, sur le pont glissant.
Sauver le vaisseau et son équipage.
Point de repos pour cette nuit,
Seuls les enfants dorment comme des anges !

Fortune de Mer

Le terme est bien mal choisi, cachant non pas la fortune et la gloire, mais la malchance ou la casse :
Guy qui prend un casier et casse son embase moteur.
Régis qui voit sa poutre avant détruite par un bateau qui dérape pendant la nuit.
Ledit bateau qui dérape, sous la pluie, bien sûr. C’est une constante !
La foudre qui tombe sur Christophe, grillant tout sur son passage.
La colision…

Les histoires de ce genre sont légion, tout le monde a la sienne et cumule quelques perles entendues de ci de là, expériences malheureuses de copains directs ou de connaissances plus lointaines.
On ne peut réduire la vie en bateau à une succession de Fortunes de Mer, tant il y a d’autres aspects positifs.

Mais il faut reconnaître que le terme est bien mal choisi, car qui a jamais fait fortune en mer ?

Théorème de la relativité

En arrivant à Rodney Bay on rencontre Isabelle et Guy, qui détutent comme nous une balade en cata.
Eux ils ont un Catana 47 et nous invitent à boire un, deux, trois ti’punch ; ma conclusion, le lendemain, est que 1 ti’punch ça va, 2 ti’punch ça va, …

Leur vaisseau magnifique, fier destrier des mers, nous semble énorme.
Et par simple relativité, le notre, qui jusque-là nous faisait penser à un Hummer, se transforme en « Renault 4L ».

Donc, si tu trouves ton bateau trop grand : va en voir un plus grand, l’effet est immédiat.

Préparation de la pharmacie

A l’heure de l’apero, Claire nous met en clair l’utilisation des divers médicaments :-)

et on fait le points sur ce qui manque: surtout des antibio