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Guanaja jusqu’au limite du Canon !

Nous poursuivons notre route vers l’Est, déjà 150 milles depuis Livingston soit plus de 2 degrés. Hier nous avons promulgué une nouvelle heure, le soleil se couche à nouveau à 18h et se lève de nouveau vers 6h, amplement assez tôt. Les Roxanettes nous soupçonnent de rébellion avant d’adopter notre mesure. Nous les quittons dans la foulée, dans la baie de Port Royal, après une agréable semaine de navigation de concert. Nos routes devraient à nouveau concorder dans quelques dizaines de jours aux San Blas.
Une fenêtre météo inespérée va nous permettre de rejoindre Cartagena au portant. C’est une chance inouïe de pouvoir faire 700 milles plein Est à la voile, là où souffle en temps normal un puissant zéphyr de 25 nœuds, d’Est en Ouest, pile dans l’axe de la route.

En milieu d’après-midi, après une longuette navigation au portant, nous faisons du carburant sur une « île station essence » avant de mouiller sous les feux du couchant devant une « île hôtel », Graham’s Place, magnifique et déserte.

Au réveil, nous empruntons le « dinghy Channel » qui coupe Guanaja en son milieu. La balade est splendide, mais notre Canon Ixus pourtant parfait, n’arrive pas à corriger le contraste. Sur une rive l’hélicoptère, posé à côté d’une plage bordée de cocotiers ainsi que d’une demeure tout confort voir plus, fait face au bidonville sur pilotis, insalubre, délabré et surpeuplé. Notre compact corrige à merveille, le bleu du lagon, le jaune presque blanc du sable chauffé à fondre et le vert tendre des collines balayées par le vent. Il balance les couleurs et l’exposition, recadre et corrige comme un chef les grossières erreurs de ses piètres utilisateurs. Mais pour ce contraste là, notre bijou de technologie n’a pas de solution !

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