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« L’enfer du décor » arrive en kiosque…

Après le « décor », publié tout au long du voyage sur le blog. Nous vous proposons de vous plonger dans l’envers du décor… pour y découvrir l’aspect anecdotique de notre première année de navigation.

« L’enfer du décor » et sa version colorée « L’enfer du décor (en couleur) » sont immédiatement disponibles sur www.createspace.com Il seront en ligne la semaine prochaine sur www.amazon.fr et www.amazon.com

De 2013 à 2014…

2013 s’est enfuie, envolée, vaporisée. Nous tournons avec elle la dernière page de notre aventure extra territoriale et… éditoriale, en publiant le récit de la première partie du voyage.

Après deux ans sur les routes maritimes, fluviales puis terrestres, nous voilà de retour à la maison… Nous posons notre sac dans le Sud Ouest pour reprendre notre vie de terriens, son rythme et ses saveurs !

Nous vous souhaitons 365 jours de bonheur brut, de santé et de prospérité… Mais plus encore, parce que c’est possible, nous vous souhaitons de réaliser vos rêves… en 2014 !

 

Back !

Nous voici donc de retour en Europe avec les valises pleines de souvenirs. L’heure de la rentrée a sonné pour nous un peu avant la date officielle de l’Education Nationale. Juste le temps de visiter nos familles et nous pourrons embrasser à nouveau la vie de bureau que nous avions eu tant de mal à quitter.

Mais que s’est-il passé en deux ans ?
Outre l’émerveillement de la découverte permanente ? La vie en famille resserrée ? Le goût du voyage ? Les gens ? Les langues ?
Outre l’isolement ? Le CNED ? L’entretien permanent du matériel ?
Parfois nous nous questionnions sur le sens d’un tel voyage avant de nous retourner pour constater l’immensité du chemin parcouru depuis le départ. A chaque fois cet exercice nous a permis de repartir de l’avant confiants, ragaillardis par la pensée que les difficultés du présent s’estompent avec le temps et que seuls demeurent les joies du voyage toujours renouvelées.

C’est donc l’heure pour nous de poser le stylo en même temps que l’on raccroche nos sandales, l’heure de finaliser ce projet qui n’a pas été si simple à mener. Plus tard viendra le temps du bilan, mais pour l’instant nous sommes sûr d’une seule chose : C’était possible !

C’est possible !

Bye-Bye Noland, le pays des HotWheels et des plus.

Tout frais débarqués du KunaYala sur la côté Pacifique, aux pieds du Golden Gate, nous avions été littéralement frappés par divers aspects de la société américaine à notre arrivée aux USA il y a trois mois. L’article était né, mais son l’illustration nécessitait d’attendre la fin du voyage pour être à même de sélectionner les meilleurs spécimens.

Noland est évident. La culture orale des Kunas et leur société matriarcale traditionnelle se passe d’affichage alors que rien ici n’est implicite, absolument rien. Et pour que tout soit explicite, il faut un bon nombre de panneaux d’indication. Cela nous a assaillis, mais qui n’eut pas été surpris ?


Les HotWheels débordent ici du cadre des voiturettes pour bambin en vente dans les magasins spécialisés. Les kunas héritent d’une pagaie et d’un canoë dès qu’ils sont en âge de nager. Ici on naît avec un pistolet au point, dans une voiture démesurée. Les gros 4×4 européens, BMW X5, Audi Q7, Volvo XC90 passent pour des Majorettes, la norme porte au moins 4 roues sur l’essieu arrière, 7 Litres sous le capot et mesure près de 1.50 mètres au garrot.

Et quand dans la Depth Valley, nous nous sommes retrouvés au sommet du Pic de Dantes pour observer le lever du soleil à une heure très matinale, au delà des points les plus bas (Badwater, -86m), plus haut (Mont Whitney, 4421m) des Etats-Unis, plus chaud au monde (56.7°C à Greenland Ranch en 1913), qui s’animaient soudain sous nos pieds d’une lumière si particulière au désert, il est devenu évident que Noland, le pays des HotWheels était aussi celui des « plus ».
Superlatifs pour nous au moins car c’est ici que nous avons vu nos plus gros trains, longs convois routiers, gros arbres(sequoia), vieux parcs nationaux(YellowStone), grand geyser, grand marché de cornes de cerfs, grand magasin, grands bâtiments (Hangar Boeing, plus volumineux au monde), beaux parcs naturels(Brice évidemment), immenses déserts(Wyoming, capitale 28000 habitants), dense faune de grands mammifères, concrètes actions écologiques, grosses exploitations agricoles, gros véhicules individuels, grand canyon, grande démesure à Las Vegas mais pas seulement…
« Plus » comme si, et c’est surtout valable à l’ouest, la demi-mesure n’avait pas sa place dans ces contrées de pionniers.

Le soucis écologique en offre un vibrant exemple. Les indiens Kunas n’ont pas de problèmes d’eau, on boit celle du fleuve qui n’est pas prête de s’arrêter de couler vu ce qu’il pleut au fond de la mer des Caraïbes, même si cela occupe des presque entieres journées pour aller la collecter à la pagaie, en canoë .
La gestion de l’eau est si drastique dans les Parcs Nationaux Nord Americains qu’il n’est pas rare que le traditionnel lavabo-robinet-savon soit remplacé par un simple distributeur de solution hydroalcoolique dans les toilettes sèches des chalets de bienfaisance, BRAVO !
Mais pour effectuer l’entretien de ces lieux à l’accès parfaitement pavé, modèles de respect de la nature et de l’environnement, le préposé utilise un véhicule qui consomme au minimum 30 litres au cent. Surprenant voire contradictoire et ce n’est qu’un exemple tirer de la diversité de ce pays qui nous à époustouflé par ses EXTRÊMES !

Bye-Bye USA…

New York, City of LEGO and taxis.

Quand nous sommes arrivés les taxis sont passés, par dizaines, sans jamais s’arrêter sous les doigts levés. Alors peut-être un chanceux a-t-il réussi en courant, à sauter dans celui-ci. Dans la ville partout pareils, les flots jaunes des taxis emplissent les rues.

Plus tard nous avons hésité à mettre les pieds dans The Art of the Block, mais l’exposition trop chère à 70$ pour nous cinq nous a fait préférer Toys’R’Us à l’entrée gratuite. Nous y avons compris que la ville est en fait bondée de construction géantes en LEGO et de LEGO Store.

New York est pleine de LEGO et de taxis…

Le Muséum of Modern Art,

MoMA pour les intimes, expose sur 6 étages les œuvres les plus en vues du quartier. Des Picasso, Monet, Van Gogh, Matisse, Warhol, Kalho, Miro… La liste est longue, presque interminable…

Nous découvrons ou redécouvrons quelques artistes de premier plan et observons au fil de notre descente dans l’immeuble la lente mouvance générale de l’art ici exposé vers le minimalisme… Encore plus fort que le monochrome Twin (huile et coton), le mur blanc peint d’un seul coup de pistolet de Lawrence Weiner est à notre avis un incontournable du genre.

Et cette plongée en profondeur dans l’univers artistique donnera même des ailes à notre jeune photographe au travers de sa « Chasse en famille » en quatre actes…

Air and Space Muséum, troisième…

Sommes nous devenus fous ? Que faisons nous au guichet de ce 3ème musée de l’Air et de l’Espace en moins de deux semaines ?

Peut-être sommes nous un peu fous d’aviation, ou bien d’intrépides visiteurs. Sinon pourquoi payer pour revoir des avions que nous avons déjà vu maintes fois ? Concorde, TomCat F-14, SR-71, Intruder…


C’est que celui-ci est logé sur un porte-avion. Alors même si le hangar de Discovery est fermé depuis Sandy, même si tous les engins présentés ne sont pas estampillés Navy, même si nous commençons la visite par un sous-marin nucléaire qui n’a rien a voir avec l’air ni avec l’espace, même si…

Nous prenons le risque et ne sommes pas déçus.

L’incroyable proximité des avions de chasses récents, les tourelles de canons, les coursives étriquées du sous-marin nucléaire, la passerelle du commandant d’où l’on surveille décollages et atterrissages, les quartiers des officiers et ceux plus spartiates des marins, l’immense hangar de stockage des zincs et leur pont d’envol, le film à la gloire de la Navy et surtout, surtout, la parfaite replique du porte-avion en Lego, nous émerveillent une fois encore.


Une dernière fois d’ailleurs car cette visite de l’Intrepide, fleuron réformé de la flotte américaine, brillant vainqueur de la guerre du Pacific, sera notre ultime voyage dans l’Espace et dans le Temps, sur ce continent au moins…

Last but not least !

New York, New York, New York…

Incontournable, bruyante, vivante, historique, charmante, cosmopolite, contrastée, chère, excessive, géante, verticale, maritime… La ville de New York est tout cela à la fois.


Les gratte-ciels sont si haut et si transparents qu’ils finissent par se noyer dans le ciel en masquant leur démesure par d’habiles jeux de miroirs.

Mais le retour à la civilisation ayant redonné vie à la plume de nos jeunes reporters, nous leur laisserons le plaisir de publier la prochaine UNE, soyez patients !

China Express…

La compagnie de bus s’appelle « Eastern », cela aurait du nous mettre la puce à l’oreille mais il n’en fut rien. Pour nous qui venons du Far West, cela n’avait rien de choquant.

Nous n’avons pas sourcillé non plus quand le taxi nous a déposé à l’entrée de China Town…

Pas non plus quand, après avoir longtemps cherché du regard le bureau de la compagnie de transport, nous l’avons aperçu en contre-bas de la rue, logé dans un sous sol miteux…

En entrant papa a tribuché dans un tas de journaux aux caractères orientaux. La salle d’attente de la compagnie de transport était sale, défraîchie et constituée d’un amas de sièges dépareillés et défoncés mal agencés autour d’un bureau bancal…

Mais c’est en allant aux toilettes qu’il a compris, enfin, le pourquoi de ce nom affûté comme un sabre de samouraï… Un nom a double sens fort bien trouvé pour une compagnie qui propose des voyages Washington China Town-China Town New York…

Far East !

Muséum d’Histoire Naturelle de Washington.

Le musée d’histoire naturelle de la capitale nous surprend à bien des niveaux. A commencer par son entrée gratuite et sa salle GiGantesque.

Nous entamons la visite du monde maritime par le calmar Géant, les baleines, les requins grands et petits en passant par le mégalodon, et découvrons des poissons plus étranges les uns que les autres. Nous voyons une « espèce »de pélican qui nous confirme que les poules ont bien eu des dents, mais c’était avant la fin du Tyrannosaure Rex.

Les dinosaures nous émerveilleront et les mammifères de l’âge de glace aussi. Les meilleurs photos de faune sont là toutes aussi rigolotes qu’intéressantes. Les mammifères sont tous là du rat préhistorique au tapir et du tapir à l’éléphant.

L’évolution jusqu’à l’homme est tortueuse mais cela nécessitera une seconde journée de visite. Nous aurons donc le temps de voir les momies, d’étudier les os, les insectes et le génomes avant de nous extasier devant la collection de bijoux raffinés de la princesse Keliane.