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Route Carthagène : jour 3, 140 Nautiques, 5.5 noeuds

Voilà une belle journée de navigation : il ne s’est absolument rien passé ! La mer est belle et le vent portant. Le ciel est dégagé à peine agrémenté de quelques nuages de beau temps. L’eau est limpide tantôt bleue, tantôt laiteuse suivant qu’il y a 10 ou 1000 mètres de fond.

Du moins rien, si l’on omet les détails qui révèlent lors de ce genre de périple, la saveur et l’intensité des moments partagés : les étoiles et les astres d’abord, loin de toute perturbation humaine Orion, Jupiter et Saturne se révèlent; Kicco qui se lève pour râler après 2 jours allongé sur son canapé; Eliott qui planifie son anglais de façon à ce qu’il soit interrompu par une prise toute calculée, car nous savons désormais exactement quand nous allons pêcher; Kelianina qui accorde une sieste bien méritée à ses parents épuisés par les quarts répétés; une bonite qui s’adjoint in extremis à la dorade coryphene perturbatrice pour égayer le repas de riz aux poivrons; des moineaux qui viennent nous divertir à chaque passage de Cayo, et qui permettent de détecter la terre au delà de l’horizon !

Sans jamais refuser, le vent fini par caler et Zéphyr finalement cède sa place à Volvo, mais n’est-ce pas là la logique de notre époque ? D’autres ont depuis longtemps abandonné le vent et la pagaie, puis la vapeur, pour se consacrer au Diesel tout entier. Nos amis franco-américains propulsés au soleil sont, eux, restés bloqués dans le Rio Dulce. Même les plus irréductibles finiront par flancher !

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